Hollande : du président normal au président malpoli

Le 14ème sommet de la Francophonie a semble t-il réussi son pari. Eclairage sur les avancées du sommet de Kinshasa. Et carton jaune à un homme qui a fait l’objet de toutes les attentions : François Hollande.

Lors de ce rendez-vous qui s’est tenu à Kinshasa, temple où rayonne la langue française, une résolution a été adoptée pour réaffirmer l’intangibilité des frontières de la République Démocratique du Congo. La condamnation des "violations massives des droits de l'Homme dans l'est du pays" (Nord et Sud-Kivu) a été faite. Les Forces de Libération du Rwanda (groupe de rebelles hutus rwandais) et le M23 (un groupe des rebelles congolais issus du CNDP) ont été tenus pour responsables.

 

Cependant, le régime de Kigali a refusé de s’associer à deux paragraphes de cette même résolution : d’une part, l’appel adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour adopter des sanctions ciblées contre les responsables d’exaction dans les Kivu ; d’autre part, l’invitation "à poursuivre en justice les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en République Démocratique du Congo".

La République Démocratique du Congo, comme nombre de pays africains, érige la démocratie comme modèle de réussite politique, économique et sociale : voilà qui ne fait aucun doute. Tous les Africains sont au cœur des projets et des réflexions. Et c’est même la planète qui doit adopter une posture favorable à la démocratie. Du Nord au Sud. D’Est en Ouest. Partout sur le globe.

Hollande. Impoli, arrogant, agaçant

Mais au sommet de Kinshasa, un homme a fait l’objet de toutes les attentions : François Hollande. Impoli, arrogant, agaçant. Oublier de remercier le pays hôte, faire attendre 45 minutes ses interlocuteurs, mépriser le président Kabila, n’en rajoutez plus ! Sous les yeux du monde francophone, François Hollande a bafoué les règles de la bienséance, a balayé d’un revers de main la politesse des gens éduqués. De président normal, il est devenu le président de l’incorrection.

François Hollande a fait honte à la langue française. Parisienne n’ayant jamais cessé d’être africaine, j’ai été bercée par le raffinement de la langue de Molière. Cette langue romane et latine a infanté une pensée subtile et universelle. A la fois langue de référence et d’influence, elle révèle l’éclat de la culture française. Elle s’incarne non seulement dans une nation mais transcende les frontières. Indifféremment langue des nobles, des aristocrates, des bourgeois et du peuple, elle est l’outil de la diplomatie internationale. La langue française est le socle non plus d’un empire mais de l’Organisation Internationale de la Francophonie, étendard de paix et de solidarité.

Si l’impolitesse du président Hollande a heurté et terni le monde francophone, le président Kabila a au contraire fait honneur aux valeurs françaises. Comme atteint de frilosité, la République française n’use pas de son droit d’ingérence dans certaines monarchies du Golfe Arabique. Quel contraste avec les  avancées politiques en République Démocratique du Congo qui seront consignées sur un document rédigé par le président Kabila et diffusé auprès des chefs d’États et des journalistes notamment ?

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