Château Rouge : l'Afrique à Paris

La compagnie Difé Kako croque, par la danse  et avec humour, le fameux quartier africain de Paris : Château Rouge. C'est aussi le nom de cette création à découvrir, à Paris au théâtre Douze, jusqu'au 16 décembre.

Comment évoquer le coin le plus africain de Paris ? Comment retranscrire les couleurs et l'ambiance uniques du marché de Château Rouge par la danse ? C'est le pari chorégraphique et théâtral de la compagnie Difé Kako, dirigée par Chantal Loïal. Celle-ci croque avec humour et tendresse le quartier africain de la capitale française.
 
Difé Kako réunit six danseuses, d’origine africaine, antillaise et asiatique, et croise les écritures de l'Afrique au raga, en passant par la danse caribéenne ou le style contemporain. La pièce s'arrête sur la complexité et le quotidien des individus et les groupes de personnes qui s’approchent et se fréquentent dans les boutiques et salons de coiffure autour de la station de métro Château rouge. C'est dans cette partie du 18e arrondissement de Paris, que les cultures, les continents, les religions, les styles et les langues cohabitent, s'entrechoquent et s'enrichissent. 
 
Whitisation
 
Par-delà la joyeuse cacophonie, le rythme frénétique et les rires, on sent poindre le malaise  : ces commerces de cheveux synthétiques, ces crèmes éclaircissantes nocives pour leur peau, ces accessoires tape-à-l’œil ne seraient-ils pas les étapes d’un processus inconscient de « whitisation » ? 
 
À travers le prisme du quartier de Château rouge, cette pièce explore la question de la différence, l’expression de l’ego, connecté à ses racines, sa culture et la question de l’acculturation. Château Rouge interroge sur les identités, celles de la femme « non-blanche » et sur le besoin de s'occidentaliser jusqu'à se décolorer la peau. À voir si vous êtes à Paris.
 

Aurélie GANGA

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Ceibs : un cursus top niveau à Accra

La China Europe International Business School (Ceibs) se déploie à Accra, au Ghana. Objectif : l’excellence.

Être diplômé de la plus grande business school d’Asie est désormais chose possible en Afrique. Lancée en 2009 avec le patronage du ministère chinois du commerce extérieur, la branche ghanéenne de cette école accueille sa centaine d’élèves dans les salles de conférence de confortables hôtels d’Accra.

L'établissement, financé par une fondation européenne et la municipalité de Shanghai, entend former des managers à même de renforcer les liens commerciaux entre l'Afrique et l'Asie. “Nous favorisons l’intégration des cadres africains dans l’économie mondiale, en particulier au sein des économies émergentes de l’est de l’Asie, en fournissant une formation en management de haut niveau et en facilitant les liens commerciaux, industriels et personnels”, explique Kwaku Atuahene-Gima, directeur du programme Afrique de la Ceibs.

Le cursus phare de l’école est l’Executive MBA, destiné à former les entrepreneurs de demain Le Financial Times, l’a placé au 7e mondial en 2012. Un cursus pour les femmes d’affaires est venu renforcer l’offre du Ceibs. La banque chinoise de développement croit en cet outil de “soft power” au point d'allouer 1,5 million de dollars au campus du Ceibs.

L'excellence a tout de même un prix. Il faut débourser 8 500 dollars pour l’Advanced Diploma in Management en douze modules dispensée au Ceibs.

Aurélie GANGA

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Twittons ensemble

Voilà un peu plus d'un mois que je tweete et j'y prends goût :o) Qui m'aime me suive !

Parlons chiffres : j'ai plus de 300 followers au compteur et 900 abonnements qui constituent pour moi une mine d'informations en temps réel. À raison de cinq ou six tweets par jour, je ne suis pas encore devenu "addict". Même si je dois dire que je prends goût aux messages en 140 caractères et aux gazouillis des uns et des autres.

Il me reste encore du boulot pour bien comprendre tout le jargon de ce média social : hashtags, LT, MT, WTF, FF ... Avec un peu de pratique, je devrais progresser.

Mes tweets ont un goût d'Afrique et d'ailleurs. Si vous voulez les découvrir et, si affinités, les retweeter, je vous donne rendez-vous sur Twitter à mon adresse @AurelieGanga .

Aurélie GANGA

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La diaspora congolaise a du talent

L’association Réseau International des Congolais de l'Extérieur (RICE) récompense les talents de la diaspora lors d'une cérémonie médiatisée.

Le RICE décerne chaque année des prix pour la diaspora, afin d’aider, impulser, valoriser et promouvoir les actions de la diaspora congolaise.

Lors de l'édition du 7 décembre 2012 - la seconde - seront remis des prix dans 3 catégories :
✔ le prix RICE de l’antrepreneur récompensera un entrepreneur de la diaspora pour les performances de son entreprise et sa dimension sociale
✔ le prix RICE de l’association distinguera une association de la Diaspora pour ses réalisations envers le Congo et/ou la Diaspora
✔ le Prix RICE du parcours Individuel récompensera un membre de la diaspora pour son parcours exceptionnel et son implication dans la société congolaise.

Lors de cette soirée présidée par l’Ambassadeur du Congo en France, le jury sera composé de six personnalités et des lauréats 2011.

Pour faire acte de candidature, il suffit de l'inscrire dans l'une des catégories via ce site web http://www.prixrice.com/?page_id=78

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Moi, un deuxième bureau ? Jamais !

« Aurélie ! Tu penses avoir un homme à toi, ici ? Oublie ! Tseras un deuxième ou un troisième bureau ». 

 

Cette sentence émise sur un ton professoral par une amid’enfance, ayant comme moi grandi en occident m'avait ébahie et décontenancée. Devrais-je me résigner au triste sort d'être un bureau ? Moi jamais ! Quelle absurde destinée ! 

 

J'interroge cette amie : « Dans notre société congolaise, l'homme impose à la femme sa polygamie. Comment la polyandrie est-elle alors acceptée ? ». Erreur ! Faute ! Sacrilège ! J’ai posé là une question taboue. D’un ton inquisiteur, elle me rétorque : « Ma sœur ! Vos idées de blancs… Là ! Il ne faut pas les emmener ici ! ». 

 

J’avoue avoir été volontairement provocatrice, car dans toutes les sociétés, la polygamie est acceptée à l’unanimité, pas la polyandrie. N'oublions pas que c'est la religion qui a imposé aux hommes la monogamie. Mais, ce concept n’est pas naturel. Dans la nature, la majorité des mammifères sont polygames. Mais les femelle n'ont des désirs  sexuels qu'en période de fécondité.

 

Mais, pour moi, un homme et une femme qui s’aiment se doivent fidélité. La femme se doit d’être davantage fidèle peut-être. N'est-ce pas elle qui donne la vie et qui est la gardienne de la famille ? 

 

Juste un conseil à mes sœurs africaines et européennes amoureuses : soyez vous-mêmes !


LADY GANGA

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Qui a peur des femmes baluba ?

Savez-vous quel est le pire cauchemar des Congolaises de Brazzaville ? Que leurs époux ou amants tombent entre les griffes d’une femme baluba. Elles sont redoutables !

 

En Occident, les jeunes filles de bonne famille apprennent à tenir une maison. En République Démocratique du Congo, les femmes baluba sont  formées dès leur plus jeune âge à l’art de garder un homme. Durant leur éducation, elles apprennent à prendre soin du sexe mâle avec dévotion, bien qu’elles se destinent à devenir un bureau.

 

Les Congolaises de Brazzaville ont bien raison de craindre la concurrence des femmes baluba. Plus douces, plus sages, ces dernières savent bichonner un homme, comme personne.

 

Il n'aura pas échappé aux observateurs avertis que la majeure partie de l’élite masculine congolaise possède un bureau ou une épouse de la République Démocratique du Congo. A la question « Pourquoi ? », la réponse apportée est laconique : « Tes sœurs congolaises de Brazza sont trop vindicatives. »

 

LADY GANGA

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Africa Thesis Award : the winner is ...

Unkululeko Mabandla est devenu le lauréat 2012 de l'Africa Thesis Award grâce à sa thèse sur la classe moyenne noire en Afrique du Sud. L'étudiant a reçu son prix le 17 novembre durant Afrikadag.

Le prix de de la thèse d’études africaines (Africa Thesis Award)  récompense chaque année un étudiant, auteur d'une thèse de Master sur la base d’un travail de recherche sur l’Afrique. Le centre d'études africaines de Leyde aux Pays-Bas (Afrika-Studiecentrum, ASC) décerne cette distinction pour encourager des étudiants à mener des recherches et à écrire sur l'Afrique sub-saharienne. Il veut également promouvoir l'étude des cultures et des sociétés africaines.

Nkululeko Mabandla a remporté le prix cette année Je posterai bientôt sur mon blog un billet à propos de sa thèse intitulée « The Continuities and Discontinuities of a South African Black Middle Class ». Étaient aussi nominées Judith Zoetelief et Catherine Wilson, toutes deux étudiantes de l'université de Leyde.

Les nouveaux migrants chinois au Ghana

Judith Zoetelief était inscrite à Leyde, au département des études chinoises. Aussi a-t'elle consacré sa thèse à une étude de cas sur les nouveaux migrants chinois au Ghana. Ceux-ci sont de plus en plus impopulaires auprès de la population locale. Et ils ne savent pas qu'ils ont mauvaise réputation. La jeune femme a quitté les bancs de l'école pour s'immerger sur le terrain trois mois durant. Son travail repose aussi sur de nombreux mois d'analyse de la littérature, des études, des blogs et des documentaires. Voici l'intitulé exact de sa thèse : « Dragons in the Savannah, A Case Study of new Chinese migrants in Tamale, Ghana » (lire aussi cet article de RNW http://www.rnw.nl/afrique/article/la-mauvaise-reputation-des-migrants-chinois).

La nouvelle identité de la jeunesse de Kisangani et le Yankee congolais

Issue du département des études africaines de l'université, Catherine Wilson a passé six mois sur le terrain dans la ville de Kisangani. La jeunesse urbaine de la République démocratique du Congo qui s’est trouvé une nouvelle identité l'aidant à survivre dans la ville. La jeune femme aux origines belge et colombienne a analysé ce phénomène dans sa thèse (lire aussi cet article de RNW http://t.co/2fsbpu8K). Le nom de la thèse est le suivant : « The Congolese Yankee Language and Identity among Youth in Kisangani ».

Pour en savoir plus sur ce prix :

site officiel http://www.ascleiden.nl/?q=content/le-prix-de-la-thèse-d’études-africaines

Le site web de la radio néerlandaise RNW a publié en novembre 2012 une série d'articles basés sur les recherches des trois nominés du prix.

Aurélie GANGA

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Le Ndombolo ou l'art de bouger le bassin

Une question me taraude : comment un homme peut-il satisfaire toutes ces femmes, 2ème bureau, 3ème, et plus si affinités ?

 

Car il faut bien être à la hauteur du harem, sans l’émerveillement des mille et une nuits. Moi, je suis convaincue que chaque bureau désire être la favorite. Pour cela, les prétendantes  doivent faire preuve de stratégied’inventivité et de créativité.  La compétition fait rage. La maîtrise du Kâma-Sûtra reste le moyen de garder sa place de bureau. 

 

La lingerie fine et sensuelle n’est plus un argument décisif. C'est le Ndombolo qui compte ! Cet art du « bouger le bassin » fournit la preuve qu’au lit ce sera « coupé décalé », mes sœurs !!! Ainsi, la sexualité et la douceur sont autant d'armes maîtresses pour devenir reines du bureau. Manier le sexe avec sensualité, dextérité et gourmandise est le gage d’un statut de bureau durable. Savoir mettre du piment, du sel, du poivre et j’ajouterai même de la crème chantilly et de la confiture, voilà la recette du sucré-salé orgasmique. Voilà les qualités requises pour garder le mâle insatiable 

 

Et gare aux enquiquineusespossessives, jalouses et autres fouineuses ! Mesdemoiselles et mesdames les emmerdeuses, vous êtes éjectables à tout moment !

 

 

LADY GANGA

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Deuxième bureau : une spécialité d'Afrique et d'ailleurs

En Afrique, la culture des deuxième et troisième bureaux est bien ancrée. Il y est tout à fait admis que certains hommes possèdent jusqu'à sept femmes. Comment cela se passe-t-il sur les autres continents ? Tour de la planète.

 

La polygamie fait partie des usages sur le continent africain, tout comme l’élargissement des lignées. Il est des hommes aisés qui possèdent des bureaux représentant les ethnies majoritaires. Une façon d’éviter les tensions sociales liées aux positions des femmes. S'il possède une femme d’une autre tribu que la sienne, l’homme appartient alors à la tribu de cette femme. Les enfants issus de leur relation renforcent les liens des deux tribus. Ce mariage coutumier sera synonyme d'ascension sociale pour certaines d'entre ellesPar exemple, l'une de ses sœurs sera prise en ménage et dotée auprès de la famille.

Aujourd’hui, chaque bureau possède ainsi sa villa, son véhicule 4 x 4, ses enfants scolarisés tandis que la Dame fréquente les boutiques les plus en vue de Brazza. Le prestige absolu ? Chaque fratrie et sa mère en tête se rendent en France, en Chine, au Brésil ou aux Etats-Unis pour faire du shopping ou passer les vacances les plus mémorables. Mais il faut avoir les moyens.

Conséquence du phénomène des bureaux, la femme africaine ne construit pas son destin grâce à ses étudesni à son évolution intellectuelle et professionnelle. Être « le bureau de » est une norme sociale. Au sens large, cela veut dire être soumise au diktat de celui qui gère la bourse. Au sens restreint, cela signifie,  pardonner l’imageLes femmes en recherche de sécurité pour elles et leur progéniture sont donc dépendantes de l'homme qui les intègre à son « bureau ».

Hypocrisie en Occident

En Occident, le phénomène des bureaux est aussi bien présent. Les femmes assurent alors le 5 à 7 d'hommes mariés. Mais, être un bureau en Afrique ou dans les pays du Golfe, c'est  bien mieux qu'à Paris ou New York. Dans ces villes-là, tout se fait dans l’hypocrisie. Vous imaginez ces femmes qui découvrent avec stupéfaction la maîtresse de leur homme une fois celui-ci décédé ? Quel choc !!! Cet époux tant aimé, voire adulé, avait une deuxième vie minutéeCelle qui reste se souvient alors de ce que son mari disait : « je suis encore au bureau ; je dîne avec les enfants, je rentrerai tard », ou encore : « je pars en voyage avec ma secrétaire ; je rentre dans quatre jours »Pour masquer le malaise de ces maris volages, ont vu le jour plusieurs sites internet tels que trouverunemaitresse.comou jetrompemafemme.com .

Geishas, bureaux à la sauce nipponne

En Asie aussi, on trouve les geishas, qui sont en quelque sorte des bureaux à la version japonaise Davantage hôtesses ou dames de compagnie raffinées que prostituées, ces femmes sophistiquées sont au service des hommes. Entraînées depuis leur petite enfance à leur tenir compagnie, ces gardiennes de la tradition japonaise vivent dans des quartiers réservés, nommés hanamachi (« ville fleur » en japonais). Véritable phénomène social, incarnations de tous les fantasmes, les geishas forment souvent de véritables « lignées ». Autrefois, leur virginité s'achetait durant un événement appelé « mizuage ». De nos jours, nombre de jeunes nipponnes désirent devenir geishas.

Preuve en est que le phénomène des deuxièmes bureaux (et plus que deux si affinités ...) ne se limite pas à l'Afrique et rime également avec Europe, Amérique et Asie.

À suivre... Volet 3 - Le Ndombolo ou l'art de "bouger le bassin"

LADY GANGA

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