Château Rouge : l'Afrique à Paris

La compagnie Difé Kako croque, par la danse  et avec humour, le fameux quartier africain de Paris : Château Rouge. C'est aussi le nom de cette création à découvrir, à Paris au théâtre Douze, jusqu'au 16 décembre.

Comment évoquer le coin le plus africain de Paris ? Comment retranscrire les couleurs et l'ambiance uniques du marché de Château Rouge par la danse ? C'est le pari chorégraphique et théâtral de la compagnie Difé Kako, dirigée par Chantal Loïal. Celle-ci croque avec humour et tendresse le quartier africain de la capitale française.
 
Difé Kako réunit six danseuses, d’origine africaine, antillaise et asiatique, et croise les écritures de l'Afrique au raga, en passant par la danse caribéenne ou le style contemporain. La pièce s'arrête sur la complexité et le quotidien des individus et les groupes de personnes qui s’approchent et se fréquentent dans les boutiques et salons de coiffure autour de la station de métro Château rouge. C'est dans cette partie du 18e arrondissement de Paris, que les cultures, les continents, les religions, les styles et les langues cohabitent, s'entrechoquent et s'enrichissent. 
 
Whitisation
 
Par-delà la joyeuse cacophonie, le rythme frénétique et les rires, on sent poindre le malaise  : ces commerces de cheveux synthétiques, ces crèmes éclaircissantes nocives pour leur peau, ces accessoires tape-à-l’œil ne seraient-ils pas les étapes d’un processus inconscient de « whitisation » ? 
 
À travers le prisme du quartier de Château rouge, cette pièce explore la question de la différence, l’expression de l’ego, connecté à ses racines, sa culture et la question de l’acculturation. Château Rouge interroge sur les identités, celles de la femme « non-blanche » et sur le besoin de s'occidentaliser jusqu'à se décolorer la peau. À voir si vous êtes à Paris.
 

Aurélie GANGA

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1 Commentaire

  • NDZIMBA GANYANAD

    NDZIMBA GANYANAD

    Lien vers le commentaire lundi 17 décembre 2012 09:48

    Bien entendu, ce quartier Château Rouge dit quartier africain à Paris, pour bonne raison qu'il existe des commerces entièrement exotiques, marque une façon pour montrer du doit les Africains qui s'offrent le loisir de s'alimenter là-bas; malheureusement dans ces mangasins occupés surtout par des Asiatiques on y trouve des crèmes touche-partout, comme vous l'avez su aisément souligner, éclaircissantes et nocifs pour la peau africaine qui détériorent les belles femmes africaines; N'est-ce pas une compétition de rougir ou jeaunir pour devenir whitless? GN

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