Afrique : où sont les femmes ?

Le rêve africain doit aussi être féminin. En 2013, on ne compte que deux femmes présidentes d'un État africain. Et si la politique montrait l'exemple avec de grandes personnalités qui ne seraient pas uniquement  des hommes ?

Les femmes ont mis longtemps avant d'atteindre les fonctions suprêmes. Au XXe siècle, Margaret Thatcher, Indira Ghandi, Benazir Bhutto et Golda Meir ont montré la voie. Aujourd’hui, dans le monde, elles sont dix-huit à occuper les fonctions de chef d'État ou de gouvernement. Et je ne compte pas les reines... Voyageons d'un continent à l'autre. En Europe, je pense bien sûr à Angela Merkel. En Amérique, me viennent à l'esprit Cristina Kirchner en Argentine Rousseff au Brésil, et Laura Chinchilla Miranda au Costa Rica. Personne n'a oublié les mandats de Michelle Bachelet, qui tente un come-back au Chili. En Asie, il y a Sheikh Hasina Wajed au Bangladesh et Yingluck Shinawatra en Thaïlande. Et en Océanie, le premier ministre d'Australie est une femme, Julia Gillard.

Le XXIe siècle sera féminin

Les femmes accèdent désormais aux plus hautes responsabilités politiques de présidente ou de premier ministre. En Afrique comme ailleurs ? Pas tout à fait. L’Afrique n'a en fait que deux présidentes : Ellen Johnson Sirleaf au Liberia et Joyce Banda au Malawi. Cette dernière faisait d'ailleurs partie de la délégation de dirigeants politiques du continent africain que Barack Obama a reçue récemment à la Maison Blanche. Jusqu'à l'an passé, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé était le premier ministre du Mali. L'émergence des femmes dans le champ politique en Afrique suppose d'afficher des exemples de réussite. Nous avons besoin de success stories. Ces parcours auront une valeur d'exemples et seront autant de sources d'inspiration pour la jeune génération africaine.  

Un dernier mot, mesdames... et messieurs  

Cette Afrique au féminin passe, je crois, par une nouvelle manière d'être et de communiquer pour ces dirigeantes. Le traitement des médias sur les femmes doit aussi changer. Tout comme leur vision sur les femmes. Nous en avons assez d'entendre des commentaires sur les talons aiguilles, la coiffure ou la tenue de telle ou telle dirigeante. Enfin, les rares femmes qui réussissent ne doivent pas être des alibis, des cache-sexe. Pas question de se satisfaire d'une journée internationale de la femme. Les paroles, assez ! On veut des actes. Le XXIe sera africain. Il doit aussi être féminin.

Lady GANGA

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