Le fléau du paludisme

 
660 000 personnes meurent encore du paludisme chaque année. L'Afrique paie un lourd tribut à cette maladie qui touche en premier lieu les enfants de moins de cinq ans.
 
 
L'animal le plus dangereux au monde est ... le moustique, écrit Slate Afrique. Le titre de l'article en question prêterait presque à sourire. Et pourtant ! C'est le moustique qui transmet le paludisme (appelé aussi malaria). La maladie se propage progressivement dans le sang et provoque des fièvres ainsi que des moments de fatigue.


Le nombre de décès dus au paludisme a chuté de 985 000 à 660 000 entre 2000 et 2011. L'Afrique représente à elle seule 90 % des morts causés l'an passé par cette maladie, a indiqué ce jeudi à Brazzaville la représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Congo, le Dr Fatoumata Diallo. Ce sont surtout des enfants d'Afrique subsaharienne qui sont âgés de moins de 5 ans. Sur notre continent, on estime que, toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme. Il y a plus de 200 millions de cas par an et la plupart ne sont ni dépistés ni enregistrés. 

Madame Diallo a salué les efforts entrepris par huit pays africains pour éliminer le paludisme, dont la Namibie, l’Afrique du Sud, Madagascar et le Botswana. Lors de cette conférence de presse, la représentante de l’OMS a demandé aux gouvernements africains d’accroître les financements internes et externes pour déployer les stratégies de protection, de prévention et de soins contre le paludisme. De manière très concrète, grand est le besoin de tests rapides, de microscopes, de réactifs et d'antipaludéens.

Il n'existe, hélas, pas de vaccin contre le paludisme. La recherche en la matière pourrait apporter de premiers résultats pour 2025. Pour l'heure, les moyens les plus sûrs de prévenir cette maladie endémique restent l’utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide longue durée, la chimiothérapie et la pulvérisation intra domiciliaire.  

Aujourd'hui, nous sommes le 25 avril 2013. C'est la 13e journée mondiale de lutte contre le paludisme. Je tire mon chapeau à deux jeunes Africains, un Burkinabé et un Burundais qui ont inventé Faso Soap, un savon pour lutter contre le paludisme (regarder la vidéo de présentation ci-dessous).

 
Aurélie GANGA

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