Bob Marley, The Black Survivor

La star du reggae Bob Marley s'est éteinte en mai 1981. Et si le Jamaïcan avait porté une nouvelle image de l'homme noir ? C'est ce qui ressort d'un portrait paru dans le journal Libération.
Quelle bonne idée a eu le journal Libération de fouiller dans ses archives et de publier, trente-deux ans après, un portrait de Bob Marley ! "Il est mort le soleil", titrait Libé le 13 mai 1981. L'Afrique est le fil rouge de cet article sur le "prince noir du reggae jamaïcain". Son auteure, Hélène Lee, parsème ce papier de références au continent africain. La journaliste évoque sa rencontre marquante avec Bob Marley qui « parlait de l'Afrique comme d'un grand amour impossible, d'une réalité irréconciliable ».

« Armé de sa foi et du reggae, Bob Marley a porté une nouvelle image de l'homme noir le dotant d'une identité universelle », écrit-elle. En aucun cas un produit marketing formaté par un label, l'artiste nous a offert des « chansons (qui) pénètrent, apaisent et unissent ». Le chanteur est présenté par le quotidien français, comme un ferment d'unité des Noirs : « L'union, c'est peut-être la première chose dont le peuple noir a besoin. La vibration rasta, c'est la force vitale elle-même, celle qui refuse de s'incliner devant l'esclavage ou la mort. »
 


On comprend pourquoi ce portrait de Bob Marley (que vous pouvez lire dans son intégralité en cliquant sur ce lien http://t.co/UqNV7J2wZ2), a été rebaptisé "The Black Survivor" dans le supplément Le Mag de Libération des 18 et 19 mai 2013. Trois décennies après la mort de Bob Marley, la musique du prince du reggae fait toujours recette. Les ventes de ses disques ont été multipliées par dix. Le record revient aux 25 millions d'exemplaires de l'anthologie Legend, parue en 1984. L'artiste jamaïcain a fait des émules sur toute la planète, Afrique en tête, comme les Ivoiriens Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly ou le Sud-Africain Lucky Dube. Could you be loved and be loved (Pourvu que tu sois aimé et être aimé).
Aurélie GANGA

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